Le marché des paris sportifs en ligne atteint des sommets en 2025
[48] « Archives de la Fédération Gymnique et Sportive du Travail », Archives nationales du monde du travail [désormais ANMT], inventaire 2009-015, dossiers 152-156. [49] « PV du Comité exécutif de l’URBSFA », 30 novembre 1946, AGR. [50] Cette loi du 17 août 1948 fut modifiée par la loi du 31 mars 1967, qui imposa aux firmes de pronostics de verser à l’administration fiscale 12,5 % si le prix net du bénéficiaire était de 10 000 francs belges ou moins, 19 % si le prix net se situait entre 10 000 et 250 000 francs belges et 25 % s’il dépassait 250 000 francs belges.
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[51] « Projet de loi modifiant au profit des communes la loi du 27 décembre 1938 portant augmentation de la taxe sur les jeux et les paris en ce qui concerne les sommes engagées à l’occasion de pronostics sur matches de football », Chambres des représentants, Annales parlementaires belges, 16 décembre 1953, n° 129 ; « Rapport de la Commission de l’Intérieur chargée d’examiner le projet de loi modifiant au profit des communes la loi du 27 décembre 1938 portant augmentation de la taxe sur les jeux et les paris en ce qui concerne les sommes engagées à l’occasion de pronostics sur matches de football », Sénat, Annales parlementaires belges, 2 mars 1954, n° 251. [52] « Projet de loi ayant pour objet de compléter la loi du 15 juin 1903 concernant l’exploitation des jeux de hasard au sujet des paris et concours de pronostics relatifs à des épreuves sportives », Annales parlementaires luxembourgeoises, 26 novembre 1947, p.
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Or, malgré la confirmation de cette condamnation par la cour d’appel puis la cour de cassation [8], les mises sur les matches de football se poursuivirent et un nouveau secteur d’activité émergea. Les entreprises spécialisées se multiplièrent, en privilégiant le système des paris mutuels, encore appelés pools, c’est-à-dire qu’elles ne garantissaient pas des sommes fixes aux vainqueurs, mais un pourcentage sur le montant total des sommes collectées. À la fin des années 1930, le marché belge des paris sportifs comptait pas moins d’une cinquantaine d’organisateurs actifs [9]. 7 L’une des originalités de ce marché était toutefois qu’il comportait en son sein des sociétés à but non lucratif, situation inconnue en Grande-Bretagne, en Suède ou en Suisse. Celles-ci avaient pour seul objectif de reverser les bénéfices à des œuvres de bienfaisance ou à des organisations reconnues d’utilité publique, jusqu’à hauteur de 30 % des recettes brutes.
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Ce fut le cas, par exemple, de la société du Tilleur, dans la région de Liège, dont les principaux bénéficiaires étaient l’URBSFA, les Œuvres nationales contre la tuberculose et la Ligue nationale contre le cancer.
4. Programmes de fidélité
46. [53] « Rapport de la FSGT », novembre 1959, ANMT, inventaire 2009-015, dossiers 152-156.
| Type de pari | Description | Exemple de cote |
|---|---|---|
| Résultat du match (1N2) | Parier sur la victoire de l'équipe 1, le match nul ou la victoire de l'équipe 2. | 1.75 / 3.50 / 4.20 |
| Double chance | Parier sur deux des trois issues possibles (ex: 1N). | 1.25 |
| Buts : Plus/Moins | Parier si le total de buts sera supérieur ou inférieur à un seuil donné. | Moins de 2.5 : 1.90 |
| Les deux équipes marquent | Parier sur le fait que les deux équipes marqueront au moins un but. | Oui : 1.65 |
[54] « Lettre de centrale gymnique et sportive ouvrière de Belgique à la FSGT, Archives de la FSGT », 20 juin 1959, ANMT, inventaire 2009-015, dossiers 152-156. [55] « Lettre de centrale gymnique et sportive ouvrière de Belgique à la FSGT, Archives de la FSGT », 30 septembre 1957, ANMT, inventaire 2009-015, dossiers 152-156. [56] « PV du Comité exécutif de l’URBSFA », 15 février et 15 mars 1947, AGR.
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[61] « Procès-verbal de la réunion du comité de la Loterie nationale », 6 décembre 1978, Archives de la Loterie nationale. 1 En 2013, l’office européen de police, Europol, démantelait un réseau de corruption lié aux paris sportifs, notamment dans le football. L’enquête révéla comment, entre 2008 et 2011, les enjeux financiers générés par le marché des pronostics avaient conduit un réseau criminel asiatique sévissant en Europe à truquer des matches de football avec la complicité de divers acteurs – dirigeants, arbitres ou joueurs. Si l’affaire jeta quelque peu l’opprobre sur ce mode de consommation sportive et alerta les instances internationales du sport sur de possibles dérives [1], elle n’entama en rien la popularité de cette pratique, puisque, chaque année, des centaines de millions d’euros sont misés en ligne ou dans les points de vente de différents pays européens. En France, le montant des sommes misées sur internet par les parieurs a battu un nouveau record à l’occasion du dernier championnat d’Europe des nations de 2016 : 156 millions d’euros pour les seuls matches du premier tour, soit davantage que pour tous les matches de la dernière coupe du monde au Brésil en 2014 [2].
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2 Ceci invite à faire l’histoire du marché des paris sportifs dans le football, dont la diffusion en Europe date des années 1920, tant sous des formes légales qu’illégales. Dans l’entre-deux-guerres en effet, non seulement le ballon rond s’affirma comme une pratique de masse, mais il devint un véritable produit économique, que l’on consommait sous différentes formes : assistance aux compétitions, lecture d’une presse spécialisée, achat de chromos artistiques et donc paris sur les résultats. Ces derniers consistaient à miser sur la dizaine de matches d’une journée de championnat de football, en remplissant un bulletin appelé grille, émis par une société spécialisée ou publié dans la presse : pour chaque rencontre, le parieur portait la mention 1, 2 ou N, selon s’il pronostiquait respectivement une victoire de l’équipe jouant à domicile, une victoire de l’équipe jouant à l’extérieur ou un match nul. 3 L’espoir, partagé par des centaines de milliers de parieurs, de faire fortune grâce à leurs connaissances et à leur analyse du football, s’est accompagné d’autres enjeux non moins considérables à l’échelle collective. C’est ce que démontrent les travaux pionniers de Mike Huggins, Mark Clapson et Johan R.
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Norberg sur l’Angleterre et la Suède [3]. En effet, ces deux pays connurent deux modèles très différents d’organisation et de développement du marché des pronostics. Outre-Manche, malgré l’opposition des caciques de la fédération, de la ligue professionnelle de football et d’une partie du monde politique, une législation peu restrictive permit, à partir de 1922, la bet paris sportif gagnant coupe du monde constitution de plusieurs sociétés spécialisées et, par voie de conséquence, l’émergence d’un marché fortement concurrentiel. Ces firmes furent uniquement soumises à une taxe sur les revenus puis, après 1945, à une surtaxe sur les bénéfices. La plus importante, Littlewoods, connut un développement tel, qu’elle put diversifier son activité en créant la célèbre chaîne de magasins éponyme [4]. [57] Archives nationales du Luxembourg, Inventaire AE-ABX-351. [58] Sur Karl Rappan, voir Le Football en Suisse : enjeux sociaux et symboliques d’un spectacle universel, dir. Nicolas Bancel, Thomas David et Fabien Ohl, Neuchâtel, Editions CIES, 2009. [59] Sur son histoire et ses enjeux, voir Matthias Marschick, « Mitropa. [60] « PV du Comité exécutif de l’URBSFA », 1er février 1964, AGR. [61] « Procès-verbal de la réunion du comité de la Loterie nationale », 6 décembre 1978, Archives de la Loterie nationale. 1 En 2013, l’office européen de police, Europol, démantelait un réseau de corruption lié aux paris sportifs, notamment dans le football. L’enquête révéla comment, entre 2008 et 2011, les enjeux financiers générés par le marché des pronostics avaient conduit un réseau criminel asiatique sévissant en Europe à truquer des matches de football avec la complicité de divers acteurs – dirigeants, arbitres ou joueurs. Si l’affaire jeta quelque peu l’opprobre sur ce mode de consommation sportive et alerta les instances internationales du sport sur de possibles dérives [1], elle n’entama en rien la popularité de cette pratique, puisque, chaque année, des centaines de millions d’euros sont misés en ligne ou dans les points de vente de différents pays européens. En France, le montant des sommes misées sur internet par les parieurs a battu un nouveau record à l’occasion du dernier championnat d’Europe des nations de 2016 : 156 millions d’euros pour les seuls matches du premier tour, soit davantage que pour tous les matches de la dernière coupe du monde au Brésil en 2014 [2]. 2 Ceci invite à faire l’histoire du marché des paris sportifs dans le football, dont la diffusion en Europe date des années 1920, tant sous des formes légales qu’illégales.
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Dans l’entre-deux-guerres en effet, non seulement le ballon rond s’affirma comme une pratique de masse, mais il devint un véritable produit économique, que l’on consommait sous différentes formes : assistance aux compétitions, lecture d’une presse spécialisée, achat de chromos artistiques et donc paris sur les résultats. Ces derniers consistaient à miser sur la dizaine de matches d’une journée de championnat de football, en remplissant un bulletin appelé grille, émis par une société spécialisée ou publié dans la presse : pour chaque rencontre, le parieur portait la mention 1, 2 ou N, selon s’il pronostiquait respectivement une victoire de l’équipe jouant à domicile, une victoire de l’équipe jouant à l’extérieur ou un match nul.
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3 L’espoir, partagé par des centaines de milliers de parieurs, de faire fortune grâce à leurs connaissances et à leur analyse du football, s’est accompagné d’autres enjeux non moins considérables à l’échelle collective. C’est ce que démontrent les travaux pionniers de Mike Huggins, Mark Clapson et Johan R. Norberg sur l’Angleterre et la Suède [3]. En effet, ces deux pays connurent deux modèles très différents d’organisation et de développement du marché des pronostics. Outre-Manche, malgré l’opposition des caciques de la fédération, de la ligue professionnelle de football et d’une partie du monde politique, une législation peu restrictive permit, à partir de 1922, la bet paris sportif gagnant coupe du monde constitution de plusieurs sociétés spécialisées et, par voie de conséquence, l’émergence d’un marché fortement concurrentiel. Ces firmes furent uniquement soumises à une taxe sur les revenus puis, après 1945, à une surtaxe sur les bénéfices. La plus importante, Littlewoods, connut un développement tel, qu’elle put diversifier son activité en créant la célèbre chaîne de magasins éponyme [4].
Avis des bookmakers
À l’inverse, en Suède, où un marché illégal s’était développé à partir du début des années 1920, le gouvernement social-démocrate intervint en 1934 pour fonder une société d’État jouissant d’un monopole et dénommée Tipsjanst. Ses recettes étaient en partie réinvesties dans les politiques sportives, sociales et culturelles menées par l’État suédois.
| Facteur | Éléments à vérifier | Impact sur le pari | Source d'information |
|---|---|---|---|
| Forme des équipes | Résultats des 5 derniers matches, série d'invincibilité/défaite. | Très élevé | Site de la ligue, Infogol |
| Absences (blessures/suspensions) | Titulaires indisponibles, joueurs clés blessés. | Élevé | Conférences de presse, compte clubs |
| Motivation & enjeux | Relégation, qualification européenne, rivalité. | Élevé | Contexte du championnat |
| Tactique & confrontations directes | Historique des matches, style de jeu (offensif/défensif). | Moyen à élevé | Statistiques historiques |
4 C’est à la lumière de ces deux modèles que l’on est naturellement tenté de jauger le cas de la Suisse et de la Belgique, qui furent les seuls autres pays européens à légaliser les paris sportifs sur le football avant la Seconde Guerre mondiale. La Suisse calqua son organisation sur le modèle suédois lors de la création du Sport-Toto en 1937 [5]. La Belgique, quant à elle, connut successivement l’existence de sociétés privées soumises à la libre concurrence, puis la création, en 1956, d’un organisme – l’Institut national d’éducation physique et des sports (INEPS) – chargé de redistribuer aux différentes fédérations sportives les profits issus des paris sur les matches de football, ce qui pourrait laisser croire à l’adoption successive du modèle anglais puis suédois. En réalité, le pays suivit une trajectoire spécifique, ce qui s’explique par un contexte politique particulier – l’occupation allemande, de 1940 à 1944, en est un exemple marquant. Mais le contexte sportif fut, lui aussi, original. Contrairement aux fédérations anglaise ou suédoise, l’Union royale belge des sociétés de football association (URBSFA) possédait un poids financier et des réseaux politiques qui lui permirent de dominer le mouvement sportif belge, y compris le comité national olympique, et de décider à elle seule des orientations à donner au financement du sport dans le pays.
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Autant de particularités qui ont pu conduire la Belgique à emprunter une voie originale dans la gestion des paris sur les rencontres de football. 5 Il importe donc d’analyser avec attention la spécificité du marché belge des paris sportifs et de son évolution, depuis l’apparition des premières firmes, dans les années 1920, jusqu’à leur déclin, à la fin des années 1970. À partir des archives de différents pays, des sources parlementaires belges et de la presse sportive, nous présenterons d’abord l’émergence, au cours de l’entre-deux-guerres, du marché des paris sportifs ou des concours de pronostics, selon l’expression usitée en Belgique francophone.
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À l’inverse, en Suède, où un marché illégal s’était développé à partir du début des années 1920, le gouvernement social-démocrate intervint en 1934 pour fonder une société d’État jouissant d’un monopole et dénommée Tipsjanst. Ses recettes étaient en partie réinvesties dans les politiques sportives, sociales et culturelles menées par l’État suédois. 4 C’est à la lumière de ces deux modèles que l’on est naturellement tenté de jauger le cas de la Suisse et de la Belgique, qui furent les seuls autres pays européens à légaliser les paris sportifs sur le football avant la Seconde Guerre mondiale. La Suisse calqua son organisation sur le modèle suédois lors de la création du Sport-Toto en 1937 [5]. La Belgique, quant à elle, connut successivement l’existence de sociétés privées soumises à la libre concurrence, puis la création, en 1956, d’un organisme – l’Institut national d’éducation physique et des sports (INEPS) – chargé de redistribuer aux différentes fédérations sportives les profits issus des paris sur les matches de football, ce qui pourrait laisser croire à l’adoption successive du modèle anglais puis suédois.
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En réalité, le pays suivit une trajectoire spécifique, ce qui s’explique par un contexte politique particulier – l’occupation allemande, de 1940 à 1944, en est un exemple marquant. Mais le contexte sportif fut, lui aussi, original. Contrairement aux fédérations anglaise ou suédoise, l’Union royale belge des sociétés de football association (URBSFA) possédait un poids financier et des réseaux politiques qui lui permirent de dominer le mouvement sportif belge, y compris le comité national olympique, et de décider à elle seule des orientations à donner au financement du sport dans le pays. Autant de particularités qui ont pu conduire la Belgique à emprunter une voie originale dans la gestion des paris sur les rencontres de football. 5 Il importe donc d’analyser avec attention la spécificité du marché belge des paris sportifs et de son évolution, depuis l’apparition des premières firmes, dans les années 1920, jusqu’à leur déclin, à la fin des années 1970.
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À partir des archives de différents pays, des sources parlementaires belges et de la presse sportive, nous présenterons d’abord l’émergence, au cours de l’entre-deux-guerres, du marché des paris sportifs ou des concours de pronostics, selon l’expression usitée en Belgique francophone. Puis, nous étudierons la manière dont le monde politique et la fédération de football ont réagi, entre la fin des années 1930 et la fin de l’occupation, à l’engouement croissant du public pour cette pratique. Enfin, nous analyserons les principales évolutions survenues dans le monde des paris sportifs entre les lendemains de la Libération et l’intervention de la Loterie nationale dans ce secteur à la fin des années 1970. 6 Au début des années 1920, le tribunal correctionnel de Liège interdit au supporter-club du Standard de Liège d’organiser des paris sur les matches de football. Quoique l’objectif des membres de ce club fût de financer les déplacements qu’ils effectuaient pour soutenir leur équipe lors de ses matches à l’extérieur [6], la justice considéra que ces concours de pronostics étaient illégaux, car ils étaient assimilables à un jeu de hasard et, comme tels, prohibés par l’article 305 du Code pénal [7]. Puis, nous étudierons la manière dont le monde politique et la fédération de football ont réagi, entre la fin des années 1930 et la fin de l’occupation, à l’engouement croissant du public pour cette pratique. Enfin, nous analyserons les principales évolutions survenues dans le monde des paris sportifs entre les lendemains de la Libération et l’intervention de la Loterie nationale dans ce secteur à la fin des années 1970. 6 Au début des années 1920, le tribunal correctionnel de Liège interdit au supporter-club du Standard de Liège d’organiser des paris sur les matches de football. Quoique l’objectif des membres de ce club fût de financer les déplacements qu’ils effectuaient pour soutenir leur équipe lors de ses matches à l’extérieur [6], la justice considéra que ces concours de pronostics étaient illégaux, car ils étaient assimilables à un jeu de hasard et, comme tels, prohibés par l’article 305 du Code pénal [7]. Or, malgré la confirmation de cette condamnation par la cour d’appel puis la cour de cassation [8], les mises sur les matches de football se poursuivirent et un nouveau secteur d’activité émergea.
La Liga 23/05/2026
[48] « Archives de la Fédération Gymnique et Sportive du Travail », Archives nationales du monde du travail [désormais ANMT], inventaire 2009-015, dossiers 152-156. [49] « PV du Comité exécutif de l’URBSFA », 30 novembre 1946, AGR. [50] Cette loi du 17 août 1948 fut modifiée par la loi du 31 mars 1967, qui imposa aux firmes de pronostics de verser à l’administration fiscale 12,5 % si le prix net du bénéficiaire était de 10 000 francs belges ou moins, 19 % si le prix net se situait entre 10 000 et 250 000 francs belges et 25 % s’il dépassait 250 000 francs belges. [51] « Projet de loi modifiant au profit des communes la loi du 27 décembre 1938 portant augmentation de la taxe sur les jeux et les paris en ce qui concerne les sommes engagées à l’occasion de pronostics sur matches de football », Chambres des représentants, Annales parlementaires belges, 16 décembre 1953, n° 129 ; « Rapport de la Commission de l’Intérieur chargée d’examiner le projet de loi modifiant au profit des communes la loi du 27 décembre 1938 portant augmentation de la taxe sur les jeux et les paris en ce qui concerne les sommes engagées à l’occasion de pronostics sur matches de football », Sénat, Annales parlementaires belges, 2 mars 1954, n° 251. [52] « Projet de loi ayant pour objet de compléter la loi du 15 juin 1903 concernant l’exploitation des jeux de hasard au sujet des paris et concours de pronostics relatifs à des épreuves sportives », Annales parlementaires luxembourgeoises, 26 novembre 1947, p.
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46. [53] « Rapport de la FSGT », novembre 1959, ANMT, inventaire 2009-015, dossiers 152-156. [54] « Lettre de centrale gymnique et sportive ouvrière de Belgique à la FSGT, Archives de la FSGT », 20 juin 1959, ANMT, inventaire 2009-015, dossiers 152-156. [55] « Lettre de centrale gymnique et sportive ouvrière de Belgique à la FSGT, Archives de la FSGT », 30 septembre 1957, ANMT, inventaire 2009-015, dossiers 152-156. [56] « PV du Comité exécutif de l’URBSFA », 15 février et 15 mars 1947, AGR.
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[57] Archives nationales du Luxembourg, Inventaire AE-ABX-351. [58] Sur Karl Rappan, voir Le Football en Suisse : enjeux sociaux et symboliques d’un spectacle universel, dir. Nicolas Bancel, Thomas David et Fabien Ohl, Neuchâtel, Editions CIES, 2009. [59] Sur son histoire et ses enjeux, voir Matthias Marschick, « Mitropa. [60] « PV du Comité exécutif de l’URBSFA », 1er février 1964, AGR. Les entreprises spécialisées se multiplièrent, en privilégiant le système des paris mutuels, encore appelés pools, c’est-à-dire qu’elles ne garantissaient pas des sommes fixes aux vainqueurs, mais un pourcentage sur le montant total des sommes collectées. À la fin des années 1930, le marché belge des paris sportifs comptait pas moins d’une cinquantaine d’organisateurs actifs [9]. 7 L’une des originalités de ce marché était toutefois qu’il comportait en son sein des sociétés à but non lucratif, situation inconnue en Grande-Bretagne, en Suède ou en Suisse. Celles-ci avaient pour seul objectif de reverser les bénéfices à des œuvres de bienfaisance ou à des organisations reconnues d’utilité publique, jusqu’à hauteur de 30 % des recettes brutes. Ce fut le cas, par exemple, de la société du Tilleur, dans la région de Liège, dont les principaux bénéficiaires étaient l’URBSFA, les Œuvres nationales contre la tuberculose et la Ligue nationale contre le cancer.
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